|
Bordeaux, parmi les clubs élite du football français fait pourtant figure de petit poucet ce soir à Chelsea. Si c'est en effet le cas en matière sportive, c'est aussi ce qui se révèle au niveau de l'hospitalité. loin de moi l'idée de fustiger ce club que j'apprécie partuclièrement mais en faisant ma revue de presse ce matin, je lis dans Sud Ouest que face aux Blues de Londres ce soir, le stade Chaban-Delmas ne pourra recevoir en VIP et autres entreprises que l'équivalent de ce que peuvent "contenir" 19 loges. Pas plus. "La loge, c'est l'un des éléments clé du football business moderne. Avec son « Diamond Club », un luxueux service de loges avec bar, restaurant, voiturier, etc., l'Emirates Stadium d'Arsenal serait ainsi le stade le plus rentable de la « Premier league » anglaise. La location d'une loge pour une saison dépasserait les 120 000 euros. En un seul match, les loges d'Arsenal peuvent dégager un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros. En France, les loges ne rapportent que 6,5 millions d'euros... par saison et par club. Alors Bordeaux, avec ses 19 loges, quand l'Olympique Lyonnais prévoit d'en compter bientôt 80, semble égaré dans un univers trop grand pour lui. « Je suis allé à Chelsea, pour le match aller de Ligue des champions, c'est un autre monde ! Quand vous entrez dans le stade, un ascenseur vous amène jusqu'aux loges et là, c'est carrément un hôtel cinq étoiles. C'est extraordinaire ! », raconte, émerveillé, Patrice Pichet (un partenaire économique)." lit-on dans le quotidien. Cas concret, s'il en est de ce que vous pouviez lire sur ce site (de plus en plus lu) concernant la capacité d'accueil trop rikiki des stades français. Pour lui, la loge est un outil de travail avant tout. C'est là qu'on reçoit les meilleurs clients ou prospects pour un « moment privilégié ». Pichet investit aussi 300 000 euros par saison pour figurer sur le maillot des Girondins. Et loue aussi une loge à Roland-Garros : six places pendant deux semaines pour 40 000 euros. « Dans mon groupe, il y a une vingtaine de sociétés. Je mets la loge à disposition de chacune d'elle, avec un roulement. Ce n'est pas toujours facile à gérer, que le spectacle soit assuré par Chelsea ou bien par un morne Bordeaux-Sedan d'il y a quelques années, le 15e du championnat contre le 18e ! Tout ça, c'est des dépenses. Mais quand vous offrez un Bordeaux-Chelsea, vous en avez plus que pour votre argent. Quand l'AS Roma est venue à Bordeaux, j'ai des clients qui sont descendus spécialement de Paris pour voir le match depuis les loges ». ajoute Patrice Pichet. Le comble serait-on tenté de dire mais à qui la faute : des listes d'attente sont organisées afin de faire tourner les partenaires. Tous ne peuvent pas bénéficier d'une loge pour leurs clients. Et c'est bien le business qui s'en ressent. Ce sport va vite et s'est largement développé depuis dix ans. Dix ans, c'est à quelque chose près l'âge du Stade de France, lui-même déjà un peu dépassé en terme de foot-business. Côté rugby dans la Gironde, pas mieux. Laissons le temps à ce sport de s'organiser mais là aussi les choses vont vite. Il s'agit de ne pas louper le coche... comme le foot l'a fait il y a dix ans. |